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La transition énergétique du parc français



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L’évolution énergétique des différents pays est minutieusement surveillée par un organisme intergouvernemental autonome : l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). L’agence d’illustre notamment par la publication de nombreux rapports sur la situation énergétique mondiale et sur les perspectives à moyen terme des marchés du charbon, du pétrole, du gaz et, plus récemment, des énergies renouvelables.



Début 2017, AIE a émis un rapport particulièrement détaillé sur la situation énergétique du parc français. Une étude minutieuse qui permet de rendre compte de l’évolution de l’Hexagone, de ses ambitions et des points qu’il reste à travailler.



La transition énergétique française en bonne voie



Globalement, la transition énergétique du parc français s’est entourée d’un cadre politique favorable. Les ambitions de la France en termes d’énergie reposent essentiellement sur la loi de la transition énergétique pour la croissance verte d’août 2015, qui établit plusieurs seuils à atteindre pour les années 2030 et 2050. C’est elle qui a fixé l’objectif de diminution de la consommation d’énergies fossiles de 30% en 2030 (par rapport à celle de 2012) en parallèle au développement de la production d’énergies renouvelable. Plus généralement, elle vise une diminution de 20% de la consommation d’énergie finale de la France pour 2030, et de 50% pour 2050.



La lutte contre le changement climatique et la diminution de la production de gaz à effet de serre a été particulièrement saluée par l’AIE. C’est que la France s’est illustrée par son rôle de leader de la COP 21, qui a contraint 195 états à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et, plus généralement, à limiter le réchauffement climatique dû aux activités humains à moins de 2° C d’ici 2100.



Parmi les engagements de la France en termes de transition énergétique, on retrouve celui de la réduction de l’émission de ces gaz à effet de serre de 40% en 2030 (par rapport à 1990). Un effort qui n’a pas été vain puisque l’Agence Internationale de l’Energie a avoué un fort déclin de ces émissions (à l’exception du secteur du transport).



La question nucléaire



En termes de production nucléaire, qui reste aujourd’hui la première source de production énergétique française (plus de 76% en 2015), la situation est un peu moins optimiste. Ce ne sont pas les ambitions de la France qui manquent de grandeur, c’est même justement le problème. Le pays s’est engagé à diminuer sa part de nucléaire à 50% de sa production totale en 2025, ce qui impliquerait la fermeture de très nombreuses centrales. Une telle mesure paraît difficilement réalisable aux experts de l’AIE, en particulier au vu des éventuelles retombées économiques pouvant affecter la qualité de l’approvisionnement et le prix de l’électricité.



L’exemple est fait sur le cas de la centrale nucléaire de Fessenheim, prévue pour être fermée simultanément à l’ouverture du réacteur EPR de Flammanville, en 2018. EDF avait signé une indemnisation pour une fermeture anticipée de la centrale, qui s’élève au minimum à 446 millions d’euros. Un budget qui sera difficile à tenir si la part de production nucléaire doit encore diminuer du quart d’ici 2025.


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